Le socle : la licence Eau, Hygiène, Assainissement
Ma licence en hydraulique, spécialité Eau, Hygiène, Assainissement (Université Aube, Ouagadougou, 2021 à 2024), pose les bases de tout le reste de mon parcours : comprendre le cycle de l'eau depuis la ressource jusqu'à l'usager, puis jusqu'à son évacuation ou son traitement. C'est un socle volontairement large (hydraulique, hygiène, assainissement) parce que sur le terrain, ces trois volets ne se traitent jamais séparément : un réseau d'eau potable mal dimensionné a des conséquences sanitaires, un système d'assainissement mal conçu a des conséquences environnementales.
Dimensionner un ouvrage : ce que ça veut dire concrètement
Dimensionner un ouvrage hydraulique (un réseau de distribution, un caniveau, un collecteur d'assainissement) c'est déterminer ses caractéristiques (diamètre, pente, capacité) à partir des débits qu'il doit encaisser dans les conditions les plus contraignantes, pas seulement dans le cas moyen. Un ouvrage sous-dimensionné déborde ou se met en charge de façon incontrôlée ; un ouvrage surdimensionné coûte inutilement cher à construire et à entretenir. Le calcul s'appuie toujours sur des données de terrain (relevés topographiques, occupation des sols, données pluviométriques) avant d'aboutir à un plan technique.
Outils de modélisation et de calcul
- EPANET : logiciel de référence pour la modélisation des réseaux d'eau sous pression, simuler l'écoulement, la pression et la qualité de l'eau dans un réseau de distribution, avant même la construction, pour vérifier qu'un dimensionnement tient face à la demande réelle.
- AutoCAD : traduction des relevés et des calculs en plans techniques exploitables sur le terrain, c'est l'outil que j'utilise pour formaliser un tracé, une implantation, un profil en long.
- QGIS : cartographie et système d'information géographique, localiser un réseau existant, croiser des données de terrain avec une base cartographique, visualiser une zone à risque.
- Excel : traitement et structuration des données de terrain (débits, cotes, résultats d'analyses) en amont de tout calcul de dimensionnement.
Le lien avec le terrain
Un dimensionnement qui reste sur le papier ne sert à rien : c'est le passage par le terrain (implantation, suivi de chantier, contrôle de conformité) qui vérifie qu'un ouvrage calculé correspond à l'ouvrage construit. C'est ce fil que j'ai suivi dans mon stage à l'AGEIM (topographie et assainissement, voir la page dédiée) : les mêmes bases hydrauliques, mais appliquées à l'implantation réelle d'un ouvrage sur le terrain plutôt qu'à sa seule modélisation.
Vers l'ingénierie
J'ai suivi une première année de cycle ingénieur en génie de l'eau et génie civil à l'ENSIP (Poitiers, 2025 à 2026), avant de choisir de bifurquer vers le Master Sciences de l'eau, parcours Eau-Ressource, à l'Université de Montpellier (à partir de la rentrée 2026, en alternance), qui correspond davantage à mon projet professionnel. Cette bascule prolonge la même logique : passer d'une compréhension solide de l'hydraulique de terrain à une capacité de conception d'ouvrages à l'échelle d'un projet complet, avec la gestion de la ressource en eau comme fil conducteur.